En venant de Saint-Paul, il faut prendre la route de St Gilles les Hauts puis suivre la route du Maïdo jusqu’à rencontrer sur la droite (2 km après le parc du Maido) en pleine forêt la route forestière des Hauts sous le Vent (route forestière des Tamarins qui mène au Tèvelave). Elle vous conduira jusqu’au gîte des Tamarins. Le départ du sentier se situe juste après sur la gauche. Si vous arrivez du Sud vous rejoindrez depuis la côte le village du Tèvelave, terminus au Sud de la route forestière des Hauts sous le Vent, et de là le gîte des Tamarins juste après avoir franchi la Grande Ravine.
L’histoire de la Glacière est liée à celle de Madame Desbassyns. En effet, l’endroit, d’abord aménagé par un certain Morenas en 1832 a été exploité par Mme Desbassyns bien des années plus tard.
Les riches propriétaires ayant besoin de glace, ils envoyaient leurs esclaves en chercher à la Glacière. Les hommes portaient des pains de glace de 25 kg, 50 km aller-retour, à pied dans la montagne.
En effet, c’est dans ces puits que se formait la glace en hiver. Sur la rive droite de la Grande Ravine, sous une voûte de lave, il y a deux puits creusés par les hommes. Ils mesurent environ trois mètres de largeur et quatre de profondeur.
Le premier est maçonné à l’aide de pierres trouvées sur place. Maçonnerie probablement réalisée suivant les techniques de l’époque : au mortier de chaux et de sucre. L’orientation des ouvertures permettait de maintenir la glace à l’abri du soleil. Cette entreprise fonctionna jusqu’à l’installation d’une glacière à vapeur dans la ville du Port au début du XXème siècle. Le sentier commence à l’ombre des tamarins. Il est balisé de blanc. La pente est douce et régulière avec de temps en temps quelques raidillons qui viennent briser le rythme. Le sol, qui est d’abord sec et poudreux, devient caillouteux par la suite. Dans la première partie, aucun point de vue mais après une quinzaine de minutes, les tamarins des hauts font place à des bruyères encore appelées brandes. Tout autour s’étend ce qu’il reste de la forêt domaniale des Bénares, celle-ci ayant été dévastée par de nombreux incendies. On commence à apercevoir le bleu de l’océan entre les branches. Au fur et à mesure de la progression, on découvre de plus en plus le lagon, St Gilles……….
L’altitude se fait sentir et malgré la relative fraîcheur le soleil tape fort, même à travers les nuages. Pensez à l’eau et aux casquettes. Il est d’ailleurs recommandé de partir tôt afin de profiter du paysage avant que les nuages n’envahissent le sentier et vous obligent à bien suivre les traces blanches au sol. Environ un kilomètre avant d’arriver à la Glacière, on aperçoit un puits maçonné sur la droite, en bordure de la Grande Ravine. Celui-ci servait à entreposer la glace et on peut penser que la murette que l’on voit au fond servait de support au plancher sur lequel était entreposée la glace ; celle-ci ayant été mise à l’abri de la lumière à l’aide de végétaux coupés sur place. Encore une petite grimpée et les barrières entourant le site de la Glacière sont en vue. L’ONF a sécurisé le site. L’endroit est un véritable carrefour de randonnées. On peut rejoindre le Maïdo en environ deux heures (5.6 km), le Grand Bénare en 1h30 (3.7 km), le Petit Bénare en 2h30 (6 km). Pour revenir, reprendre le même chemin que l’aller ou rentrer par le Maïdo (prévoir un véhicule de récupération).



