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Vladan SEGET
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Le 2 October 2010 à 18 h 09 min   

Bénare vient du malgache Be Nara qui signifie « très froid ». L’hiver, une pellicule de glace se forme à la surface des bassins de la Grande Ravine. Entre le XIXème siècle et le XXème siècle, la glacière était exploitée. La glace était ramassée et stockée dans des puits construits sous une voûte de lave. Elle était ensuite transportée à dos d’hommes vers les « Bas » sous forme de blocs de 25 kilos. Le Grand Bénare domine les cirques de Mafate et Cilaos à 2896 mètres d’altitude. Ceux-ci étant séparés par la crête des Salazes.

La randonnée est de difficulté « moyenne ». Comptez 6 à 7 heures de marche aller-retour. Il est conseillé de partir très tôt afin de profiter au maximum du paysage avant la venue des nuages. Prévoyez de l’eau, casquette, vêtements chauds et de pluie. Pour se rendre sur le site du Maïdo, depuis l’ouest prendre la direction de St Gilles les Hauts puis de Fleurimont. A partir de là, le chemin est indiqué. Allez jusqu’au bout de la route forestière, soit 27 km de montée depuis St Paul.

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Avant l’ascension du Grand Bénare, allez admirer la vue depuis le belvédère du Maïdo. Une table d’orientation vous explique l’évolution géologique du cirque de Mafate ainsi que les noms des principaux sommets et ilets. Le sentier démarre au fond du parking. Avant, les pancartes de l’ONF signalaient : Grand Bénare 9.3 km – 3h30. La Glacière 5.6 km – 2h. Maintenant, seule la direction est indiquée. L’itinéraire est balisé de blanc. Le sentier est fait de caillasses et de morceaux de lave.

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Quelques minutes après avoir laissé le parking, un panneau présente l’ensemble des possibilités d’accès au Grand Bénare et à la Glacière. Tout droit se trouve le sentier Jeep. Prendre le sentier du Grand Bord sur la gauche. Il présente l’avantage de suivre tout du long le rempart et son magnifique panorama sur le cirque de Mafate. Et il vaut mieux le suivre à l’aller car au retour, vous serez certainement dans les nuages et vous ne profiterez pas du paysage. Régulièrement, on peut rejoindre par la droite le sentier Jeep. La pente devient de plus en plus raide par moment. Des petites échappées vers le rempart permettent la vue sur Mafate. Vers l’ouest, tout le littoral se découvre petit à petit. Une dernière bifurcation vous permet de rejoindre la Glacière. La montée se poursuit, entre raidillons et faux plats. Le sommet se rapproche. Encore une bonne heure d’efforts avant de l’atteindre Après une courte grimpette, une croix indique l’altitude : 2896 mètres. Et là, admirez la vue sur Cilaos, le Piton des Neige, le volcan….. Pour le retour, prenez la première bifurcation vers la Glacière pour admirer ce site et rentrez par le sentier Jeep. Comptez environ deux heures de la Glacière au parking du Maïdo.

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Attention aux petites pierres qui glissent sous les pieds.

Pratiquement au bout du sentier, ne prenez pas à gauche vers la tour de Guet, mais à droite pour rejoindre le parking. La pente est douce et la progression facile. A mesure que l’on prend de l’altitude, la végétation est de plus en plus rare.

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Le 2 October 2010 à 18 h 09 min   

Le point de départ de cette randonnée d’environ deux heures aller-retour se situe à la Fenêtre des Makes.

Pour vous y rendre, à St Louis, prenez la direction des Makes, puis suivez la route forestière jusqu’au bout. Avant d’entreprendre la balade, arrêtez-vous un moment à la Fenêtre et profitez du superbe point de vue sur le cirque de Cilaos. Venez tôt, avant que les nuages ne s’installent. Vous pourrez ainsi admirer tous les sommets entourant Cilaos, le plus célèbre étant le Piton des Neiges.

Après vous être garé, revenez sur vos pas sur une centaine de mètres puis prenez le sentier qui part à droite au milieu des cryptomerias.

Là, un panneau vous indique la direction du Petit Mapou, du Camp 2000 et du Petit Bénare.

Ile de la Réunion Petit Mapou

Le sentier est large et facile, mais on glisse facilement sur les aiguilles des arbres en redescendant. Au bout d’une quinzaine de minutes, le chemin sort sur une plaine.

Une belle vue sur l’océan se profile sur la gauche. Une flèche vous indique la direction à suivre vers la droite.

Le sentier serpente à flanc de montagne au milieu de broussailles.

Après une quinzaine de minutes, l’ONF a sécurisé un point de vue sur le cirque de Cilaos. Puis reprenez la montée sous les cryptomerias, puis des tamarins pour finir. Vous traverserez une zone assez dévastée en 1989 par le cyclone Firinga qui a durement touché la forêt des Makes. Des troncs d’arbres morts sont toujours au sol, mais la nature a repris le dessus. Vous verrez également quelques mimosas, ainsi que des fraises sauvages.

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Le Randonné sur le Petit Mapou

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Vladan SEGET
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Le 17 July 2010 à 17 h 18 min   

Ilet Alcide – 4h Aller-retour

Pour vous rendre au départ de la randonnée, prenez la route qui mène au Maido depuis St Paul. Dépassez le Guillaume et Petite France. Après le centre équestre et une distillerie de géranium, prenez à gauche la route forestière des cryptomérias. Un panneau en bois indique « Ilet Alcide ».

Vous passez devant la forêt de l’aventure (escalade dans les branches d’arbre) et au bout, (plusieurs kilomètres) la route se termine par un rond point pour faire demi-tour. Garez-vous là.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA         Le chemin continue derrière une barrière sur une centaine de mètres. Un panneau de l’ONF vous indique les différents parcours qui se trouvent dans les environs. Cette forêt fait partie de la réserve biologique intégrale de Bois de Nèfles sur 179 ha. C’est une forêt indigène des hauts de l’ouest. Une grande partie a été défrichée pour la culture du géranium ou exploitée pour son bois. Elle est menacée par le longose et le raisin marron. On y trouve des calumets (bambous), espèce endémique de l’ile de la Réunion.

Le sentier démarre juste après le panneau. Il faut descendre quelques marches et s’enfoncer dans le sous-bois. Très agréable en saison sèche, le sentier peut s’avérer glissant et boueux en période humide. Tout le parcours se fait à la mi-ombre. Vous traverserez successivement plusieurs petites ravines au milieu des tamarins, fougères, néfliers ou calumets. On aperçoit même quelques orchidées. Au bout d’une petite heure de grimpette, vous verrez un magnifique tamarin vieux de 400 ans.

Après une trentaine de minutes, un sentier sur votre droite indique « contournement de l’ilet Alcide ». Il vous permet de faire une boucle qui passe par l’ilet Alcide. Prenez ce sentier. Un peu après, laissez sur votre droite le sentier « rempart du Maido », continuez toujours vers Ilet Alcide. Après une dizaine de minutes, un panneau à droite indique « les terrasses ». Excellent endroit pour pique-niquer (mais sans ombre !) avec une vue magnifique sur le Port et la rivière des Galets à gauche, Dos d’Ane en face et une partie du cirque de Mafate sur la droite.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA         Pour arriver à l’Ilet Alcide, revenez sur vos pas et poursuivez le même chemin. Après une vingtaine de minutes, vous arriverez là où a vécu Vincent Alcide plusieurs années durant, y cultivant et distillant du géranium jusqu’en 1944.

Poursuivez votre parcours en montant les quelques marches en terre situées derrière l’ancienne case d’Alcide. Suivez le chemin Lafouche en face. A la prochaine intersection, prenez à gauche. Le chemin de droite descend sur Sans Souci à travers les champs de géraniums et de goyaviers. Un autre croisement vous ramène sur la route forestière des cryptomérias vers la droite. En faut de cette montée se trouve le Piton Papangue avec une très belle vue sur le littoral du nord-ouest. Peu après, vous rejoindrez la bifurcation du contournement de l’ilet Alcide. Vous continuerez donc le sentier vers la droite pour revenir par le même chemin qu’à l’aller.

L’aller-retour prend environ 4 h.

Voici le Vidéo de cette Randonné. Regarder en HD ou  en Plein écran. Vous pouvez vous abonner via RSS à des nouvelles articles publiés sur ce site gratuitement. Si vous ne connaissez pas RSS ou vous n’êtes pas sûr les benefices d’apportés par RSS suivez les instructions ici.

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Vladan SEGET
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Le 25 May 2010 à 13 h 26 min   

Pour aller à Piton Rouge, rendez vous sur la route forestière du Tèvelave, une quinzaine de kilomètres après le village. Le départ du sentier se situe au niveau de la ravine Bras-Sec. Là se trouvent des panneaux porteurs d’explication quant à la vie des marrons, plus particulièrement l’un d’entre eux, le roi Phaonce, un de leurs dirigeants. L’acte le plus connu de résistance à l’esclavage est celui du marronnage. Des femmes et des hommes décidaient alors d’en finir avec les chaînes et les coups, et, malgré tous les risques encourus, ils s’évadaient.

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Devant l’organisation de la répression, le chemin de la liberté menait toujours plus loin. Piton-Rouge en est l’illustration. Pour se libérer des travaux forcés et des humiliations, il fallait aller à 2.400 mètres d’altitude, au-dessus des nuages. La présence d’habitants au XVIIIème siècle est attestée par des plants de pomme de terre et des murets de pierre autour des cavernes. Les ouvriers de l’ONF ont mis à jour des ossements sous un amas de pierres disposées en rectangle. On suppose qu’il s’agit du roi Phaonce.

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Le Piton Rouge est un cône volcanique situé sur la plane des Bénares. C’est le témoignage d’une des dernières phases active du Piton des Neiges. Il se situe approximativement à mi-chemin entre la Glacière et le Petit Bénare. Son sommet constitue un remarquable poste d’observation. Par beau temps, il est possible de voir tout le littoral Ouest.

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Le sentier débute dans la verdure. Une montée d’une quinzaine de minutes au milieu des fougères, tamarins et mimosas vous met tout de suite dans le bain. Ca va monter tout du long !
Au fur et à mesure de la grimpette, le paysage change. De moins en moins d’arbres, jusqu’à plus du tout. Seuls quelques arbustes résistent à l’altitude. L’incendie de 1998 a complètement ravagé la forêt de tamarins et a laissé des marques profondes dans le secteur de Piton Rouge. De nombreux troncs de brandes et de tamarins se dressent, sans vie, au milieu de ce paysage.
En montant, de nombreux petits sommets de dressent sur le chemin. On les double rapidement pour poursuivre le sentier. La terre et la lave se mèlent, ce qui rend la route assez glissante, surtout dans la descente.

Après 45 minutes de marche, on commence à apercevoir la côte ouest et le lagon. Au bout d’une heure, on arrive à une aire de repos aménagée de deux bancs qui sont les bienvenus. On peut même y bivouaquer puisque c’est plat.
On continue la montée en suivant toujours les marques jaunes. Après pratiquement deux heures, on arrive à la deuxième aire de repos avec également des bancs. Le Piton Rouge est tout proche, on le voit de plus en plus grand. Un dernier effort et une ultime grimpette vous mène à son sommet. Là, la vue est magnifique à 360°. Trois statues de Gilbert Clain ont été érigées en 1990 pour commémorer le souvenir de l’époque du roi Phaonce.

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Pour aller voir la tombe, il vous faudra encore marcher une vingtaine de minutes en direction du Petit Bénare, juste après la croisée qui va vers la Glacière.
Notez qu’à partir du Piton Rouge, la Glacière est indiquée à 1h30, le Petit Bénare à 1h et le Grand Bénare à 3h. Pour redescendre sur la route forestière des Tamarins, prenez le même chemin en sens inverse et comptez environ 1h30.

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Vladan SEGET
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Le 19 May 2010 à 13 h 11 min   

Surplombant la route du Littoral, ce chemin relie Saint-Bernard à la Possession en passant par la Grande Chaloupe. On l’appelle également « chemin Crémont ». La totalité du chemin vous prendra environ 4 heures l’aller simple. Ce chemin doit son nom à l’ordonnateur de l’époque (le gouverneur Crémont) qui en 1767 fit paver ce sentier, tracé en 1730 par deux entrepreneurs, Boisson et Muron.

chemin-des-anglais2.jpgPlus ou moins abandonné au profit des Chaloupes reliant la capitale à la Possession, ce n’est qu’en 1809 que le colonel Ste-Suzanne, nouveau commandant militaire de l’île Bonaparte décide de restaurer cette route. En améliorant cette unique et importante voie de communication, le colonel Ste Suzanne ne pouvait imaginer qu’il préparait ainsi aux anglais, un magnifique accès vers la capitale. Leurs troupes débarquèrent en 1810 à la Grande Chaloupe pour conquérir l’île. Elles empruntèrent le chemin Crémont qui porte à tort le nom de « chemin des anglais »

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Cette route, la plus ancienne de l’île, s’étend de la Possession à la Grande Chaloupe en surplombant l’océan. Elle s’engage à l’intérieur des terres en remontant la montagne jusqu’à Saint-Bernard. Elle redescend ensuite en lacets derrière le plateau de l’Ilet sur la rive gauche de la Rivière St Denis non loin du magasin à poudre et de la Redoute.

Cette voie, départementale depuis la fin de la colonie en 1848, a été construite en pierres de basalte, pour faciliter le passage des charrettes. Elle constitue un patrimoine historique de l’île de la Réunion.

Pour accéder au départ du chemin à St Bernard, prendre la direction de la Montagne quand on vient de St Denis. Sur cette route, prendre à droite en direction de Ruisseau Blanc. Après une dizaine de kilomètres en restant sur cette route (en suivant la direction St Bernard), on dépasse un stade de foot sur la droite. Devant la boutique « chez Henri », prendre le chemin bétonné qui descend à droite et le suivre sur environ 1 km avant de se garer. Comptez environ 12 km depuis St Denis.

Continuer à pied sur le chemin de terre ou on voit encore quelques habitations. Ce chemin se dirige droit vers la mer. De part en d’autre du chemin, la vue est magnifique. L’océan est droit devant et on peut voir du Port à St Denis. Le sentier est assez ombragé au début, mais petit à petit, les arbres font place aux arbustes, puis aux plantes. Prévoyez casquette et eau ! La pente s’accentue doucement et après une trentaine de minutes de marche, on commence à apercevoir les premiers pavés qui font penser aux voies romaines. D’abord la végétation recouvre une bonne partie des pierres, mais au fur et à mesure de la descente les pavés sont de plus en plus visibles. Au fur et à mesure de l’avancée, le calme de la campagne laisse place à un bruit sourd de plus en plus perceptible et là, on devine qu’on va arriver en bordure de falaise et que ce bruit est en fait la route du littoral en dessous, empruntée par des milliers d’automobilistes chaque jour. La vue est très impressionnante et mieux vaut ne pas avoir le vertige ! Les voitures ressemblent à des fourmis en contrebas.

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Le chemin se poursuit sur la gauche et on commence une descente plus abrupte, toujours sur des pavés magnifiquement conservés. Mieux vaut descendre que monter, à en croire les randonneurs croisés ! On retrouve l’ombre des arbres et on arrive vite au village de la Grande Chaloupe, dans lequel on entre en traversant l’ancienne voie ferrée. Celle-ci fut inaugurée en 1882 afin d’assurer le transport du sucre et des passagers. Elle fut désaffectée en 1958 et céda la place à la route en front de mer, qui s’élargira en quatre voies en 1976. On peut toujours admirer la locomotive, entretenue par une association.

De la gare, suivre la voie ferrée, passer le pont et remonter la ravine de la Grande Chaloupe sur 300 mètres. Le sentier débute sur la droite. Après une trentaine de minutes sur le sentier pavé, on accède au plateau. Ici encore, on a un magnifique point de vue sur l’océan. Plusieurs ravines nous ramènent au temps de l’esclavage ou au temps des corsaires (ravine à Malheur). Le Lazaret de la Grande Chaloupe fut créé en 1860. A cette époque, l’expansion de la culture de la canne nécessita de faire venir de nombreuses personnes (environ 6000 indiens chaque année). Il fut le lieu de transit de milliers d’immigrants, dont une forte proportion de malades. Le débarquement se faisait par des navettes de chaloupes. Le séjour durait environ une semaine. La promiscuité des gens malades avec la population, à proximité de la gare, entraîna la fermeture des lazarets en 1935.

Sur le chemin, la ravine de la Petite Chaloupe et de la Ravine à Malheur sont les seules haltes possibles à l’ombre de tamarins de l’Inde. En saison des pluies, l’eau est abondante et on peut même s’y baigner. Un dernier effort et on atteint le bord du plateau , avant de plonger sur le camp Magloire puis la Possession.

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Vladan SEGET
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Le 5 May 2010 à 11 h 42 min   

En venant de Saint-Paul, il faut prendre la route de St Gilles les Hauts puis suivre la route du Maïdo jusqu’à rencontrer sur la droite (2 km après le parc du Maido) en pleine forêt la route forestière des Hauts sous le Vent (route forestière des Tamarins qui mène au Tèvelave). Elle vous conduira jusqu’au gîte des Tamarins. Le départ du sentier se situe juste après sur la gauche. Si vous arrivez du Sud vous rejoindrez depuis la côte le village du Tèvelave, terminus au Sud de la route forestière des Hauts sous le Vent, et de là le gîte des Tamarins juste après avoir franchi la Grande Ravine.

L’histoire de la Glacière est liée à celle de Madame Desbassyns. En effet, l’endroit, d’abord aménagé par un certain Morenas en 1832 a été exploité par Mme Desbassyns bien des années plus tard.

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Les riches propriétaires ayant besoin de glace, ils envoyaient leurs esclaves en chercher à la Glacière. Les hommes portaient des pains de glace de 25 kg, 50 km aller-retour, à pied dans la montagne.

En effet, c’est dans ces puits que se formait la glace en hiver. Sur la rive droite de la Grande Ravine, sous une voûte de lave, il y a deux puits creusés par les hommes. Ils mesurent environ trois mètres de largeur et quatre de profondeur.

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Le premier est maçonné à l’aide de pierres trouvées sur place. Maçonnerie probablement réalisée suivant les techniques de l’époque : au mortier de chaux et de sucre. L’orientation des ouvertures permettait de maintenir la glace à l’abri du soleil. Cette entreprise fonctionna jusqu’à l’installation d’une glacière à vapeur dans la ville du Port au début du XXème siècle. Le sentier commence à l’ombre des tamarins. Il est balisé de blanc. La pente est douce et régulière avec de temps en temps quelques raidillons qui viennent briser le rythme. Le sol, qui est d’abord sec et poudreux, devient caillouteux par la suite. Dans la première partie, aucun point de vue mais après une quinzaine de minutes, les tamarins des hauts font place à des bruyères encore appelées brandes. Tout autour s’étend ce qu’il reste de la forêt domaniale des Bénares, celle-ci ayant été dévastée par de nombreux incendies. On commence à apercevoir le bleu de l’océan entre les branches. Au fur et à mesure de la progression, on découvre de plus en plus le lagon, St Gilles……….

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L’altitude se fait sentir et malgré la relative fraîcheur le soleil tape fort, même à travers les nuages. Pensez à l’eau et aux casquettes. Il est d’ailleurs recommandé de partir tôt afin de profiter du paysage avant que les nuages n’envahissent le sentier et vous obligent à bien suivre les traces blanches au sol. Environ un kilomètre avant d’arriver à la Glacière, on aperçoit un puits maçonné sur la droite, en bordure de la Grande Ravine. Celui-ci servait à entreposer la glace et on peut penser que la murette que l’on voit au fond servait de support au plancher sur lequel était entreposée la glace ; celle-ci ayant été mise à l’abri de la lumière à l’aide de végétaux coupés sur place. Encore une petite grimpée et les barrières entourant le site de la Glacière sont en vue. L’ONF a sécurisé le site. L’endroit est un véritable carrefour de randonnées. On peut rejoindre le Maïdo en environ deux heures (5.6 km), le Grand Bénare en 1h30 (3.7 km), le Petit Bénare en 2h30 (6 km). Pour revenir, reprendre le même chemin que l’aller ou rentrer par le Maïdo (prévoir un véhicule de récupération).


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